Retour au Sommaire - Page 2 : Le coin des poètes


 

Cette rubrique est ouverte pour dire à quelques amis, combien je les aime, ce qu’ils m’ont apporté, les souvenirs que nous avons partagé, les événements et nombreux moments à venir je l’espère.

Je vais aussi vous parler de mes préférences en matière de musique, un peu de littérature, des films, des lieux et des adresses.

 

LES AMIS

MONSIEUR LE JUGE.

Un jour, à la station de métro CHATELET, étant perdu et ne trouvant pas ma correspondance, un Monsieur m’a pris le bras, me voyant avec une canne blanche et m’a proposé de me mettre
dans la bonne direction. Nous avons fait connaissance et avons immédiatement sympathisé.
Nous avons échangé nos adresses et promis de nous revoir.
Il m’a remis une carte de visite et je me suis aperçu alors qu’il s’agissait d’un Juge de Correctionnelle du Tribunal de PARIS. Il me prit vite en amitié, un peu comme son fils et pendant de longues années, j’ai arpenté les couloirs de ce Tribunal, côtoyant en sa compagnie,
les avocats et toutes les personnes que l’on peut rencontrer dans un tel lieu.
On connaît la justice et sa lenteur, sa lourdeur mais il y a encore des hommes avec des sentiments et, qui dans leur robe, font leur métier avec sincérité. Si la SEINE pouvait parler que de choses elle aurait à dire, car il nous arrivait de nous retrouver dans un petit restaurant, le repas fini, nous allions débattre de grands problèmes qu’il avait à résoudre tout en gardant l’anonymat sur les faits
Il est bon de faire confiance aux jeunes, de les mettre devant certaines responsabilités, de les impliquer, leur ouvrir l’esprit de réflexion. Pour moi ce fut le cas, ce Juge faisant partie de différentes associations j’avais un certain rôle à jouer. A coups de métros, de taxis, j’ai été le commissionnaire le porteur de missives, le réconfort moral, parfois j’ai eu très peur, pris à partie dans des situations douloureuses.
Je voudrais dire que l’habit ne fait pas le moine qu’après avoir siégé il n’était pas rare que le Juge m’emmène au chevet d’une personne en détresse avec des enfants en bas âge, afin de remédier à un problème quelconque. Ayant le pied à l’étrier, ce dernier me présenta à une grande association qui œuvre par téléphone pour ne pas la nommer, nous nous sommes vu claquer la porte au nez pour motif : ( un handicapé a autre chose à faire, que de s’occuper des problèmes des autres). Et oui !!!
Merci Monsieur le Juge pour le savoir que vous m’avez enseigné. De m’avoir donné un autre regard sur la vie, s’interroger du bien et du mal. Cette homme perdit la vue peu après sa mise en retraite, il est aujourd’hui à TOULOUSE

 

 


JEAN DURAND

C'est mon ami, c’est mon maître, c’est lui qui me l’a fait connaître, lorsque je joue c’est un peu de son être qui foule mon âme.
Monsieur DURAND , une figure locale importante dans le milieu musical Caennais
Pour lui la musique, en premier, elle est dans sa tête une mélodie griffonnée sur les portées puis étoffée d’accords au piano, voici notre homme Auteur, Compositeur, Arrangeur, Interprète, Professeur.

Marié, deux enfants, le couple contemple leur parcours, Madame, celui de femme de musicien professionnel veillait sur mille et une petites choses pour la bonne marche des spectacles, puis l’attente du mari parti en déplacement tantôt pour un Gala, un autre week-end un concert.
Quant à JEAN , il peut être fier de son œuvre. La première fois que je le vis, c’était au dessus du magasin BONNAVENTURE, il taquinait une grand-mère « une contre-basse » ce fût la seule fois. Pour moi c’était l’accordéon qu’il m’enseignait puis arrivèrent les premiers claviers électriques, du piano au clavier il n’y avait qu’un pas que Jean franchit allègrement.
Son jardin secret, c’est le bandonéon dont il connaît ses moindres caprices et ses exigences. Instrument voisin de l’accordéon par le principe mécanique mais dont le jeu et la technique sont différents. Une des figures mythiques : «ASTOR PIAZZOLLA » le remit au goût du jour. De nombreux élèves sont passés par ses cours soit en privé ou dans l’institution où il enseigne, je peux dire pour ma part, que le prof est bien !
Dans sa vie de musicien il partagea les notes avec : PIERRE DUTOT et formèrent le PRESTIGE ORCHESTRA.
Le jazz dans toute sa splendeur croisement de la chaleur des cuivres et de la frénésie du piano,
accords et des accords tantôt suaves, là, GLENN MILLER , GILLESPIE , COUNT BASIE, se sont immiscés du bout des lèvres. Pierre DUTOT, joua également sous le nom de formation musicale : HEXAGONE.

La musique n’a pas de frontières, Jean DURAND oeuvra pour un disque avec René ENJALBERT. Violoniste, ce dernier vous emporte dans un voyage TZIGANE.
Le temps des fleurs, La chanson de LARA , à découvrir. Un souper en amoureux, des chandelles, une belle flambée, du CHAMPAGNE , voici où je place ce superbe disque instrumental.
Peintre, écrivain, artiste de tout domaine, musicien c’est une partie de son âme que l’on met à nu pour votre plus grand bonheur.


 

 

Lui, le génie, lui l’ami, il vient d’un pays fait de soleil, de mer toujours bleue, dont le peuple, tout comme lui, a un cœur toujours prêt à donner et à recevoir l’amitié.
Il est entré dans ma vie par le biais de l’informatique et c’est de sa grâce si je peux vous en parler aujourd’hui.
Une culture sans égal, fervent de belles lettres, de poésie et de philosophie Béchir le Tunisien est devenu au fil du temps, le grand frère que j’aurais souhaité avoir.

 

Ne le mettez jamais en concurrence avec un ordinateur, c’est toujours lui qui aura le dernier mot !
Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir tant appris et de m’avoir si bien raconté son pays :sa culture, ses coutumes, sa gastronomie et de m’avoir fait goûter aux desserts sucrés, les figues blanches, les dattes et j’en passe.
Mis à part l’ordinateur, nous avons beaucoup de points communs, curieux et toujours en quête du savoir. L’année de ma naissance 1956, est en fait un point marquant de sa vie, il s’agit de l’indépendance de la Tunisie, demandez à un tunisien qu’il vous montre la paume de ses mains l’année de l’occupation de son pays y est inscrite 1881 (en chiffres romains mais à l’envers).
Pour en savoir plus et encore plus sur mon ami le TUNISIEN de CHATELAILLON, mon ami mais pourquoi pas un jour le vôtre, voir un excellent pédagogue en informatique, entrez sur son site, je n’ai qu’un mot à vous dire bon voyage !
N’allez croire que c’est par goût du sucré et encore moins pour les cadeaux, mais entrer dans le cœur d’un tel être c’est un peu entrer dans une bibliothèque. C’est aussi une bourse d’échanges, Dans notre commune, on peut nous trouver à la terrasse de la Brûlerie du marché
Notre POUCHKINE à nous, où nous avons notre cour !!!
Chez BECHIR la littérature mais surtout LA POESIE tiennent une place primordiale dans sa vie.
Les mots chantent , virevoltent sous sa plume ces quelques rimes vous donneront-elles l’envie de vous évader sur le site ci dessous . BONNE LECTURE !

La Dame en rouge, rouge carmin,
Me fait de l’œil tous les matins .
Et, pour contrarier ma satiété,
Elle prend bien soin de sa beauté .

La Dame en rouge, rouge bordeaux,
Taille de guêpe, forme fuseau,
M’invite, un soir, en tête à tête
Pour me jouer une scènette

Extrait du poème LA DAME EN ROUGE Ecrit par Béchir GAALICHE LE 13 septembre
2002 à 00h20
, la suite dans le site :
http://www.cantilenes.net

 

Si un jour l’hexagone vous semble étroit, prenez l’avion ou le bateau et partez faire une escapade au pays du soleil et des plages à perte de vue.
Son architecture, son artisanat, l’accueil, la chaleur dans le cœur de son peuple, que de choses, que de merveilles à découvrir attention, pas en restant enfermé dans un club !!!
Moi la Tunisie elle est proche de mon cœur, rien que par un seul être, des images de rêve,
pas celles sur papier glacé, celles de l’amitié .

 

 

 

 

 

                   QUE DE SOUVENIRS !!!

Quelques pages sur un passé, pas si lointain, où se mêlent visages et instants de bonheur d’être ensemble, soit pour un dimanche ordinaire ou pour un événement du calendrier,
instants arrêtés dans une vie faite de joies , de petits bonheurs ou hélas de chagrins .
Ces photos ont plusieurs générations , ont traversé bon nombre d’événements du siècle passé et si l’on regarde bien, il n’y a pas de différences avec ce que l’on vit aujourd’hui si, le mot famille et le mot individualisme .
Car en ce temps là, avec les moyens du bord , partage amour, amitié, famille, travail remplissaient une vie . Photos de baptêmes, de communions, de mariages, de fêtes au village garnissaient les tiroirs, de grosses boites en métal, vieilles photos jaunies par le temps, que l’ont retrouve dans les greniers ou dans les salles des ventes .Ce sont vos ancêtres qui, comme les miens, restent nos racines, notre identité .
Peu importe le nom, le lieu, la date, illustre ou inconnu, être prise dans une main ou regardée dans un album et qu’elle offre une émotion à celui ou à celle qui la contemple provoquant sourire ou larmes, la photographie est une sacrée invention et un bel outil de communication


Photos du temps passé mais qui laissent dans nos cœurs un souvenir joyeux ou une cicatrice profonde mais magnifique .
Beaucoup des personnages sont partis pour toujours, mais nous le savons, nous irons les rejoindre tous un jour et à l’époque dans laquelle nous vivons, qui se souviendra de celui ou celle qui ont exécuté ensemble avec beaucoup d’amour et de sincérité, ce présent ouvrage
reflet de la réalité .

TEXTE COECRIT AVEC LE CONCOURS D’ANDREE RIBEMON

 


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